J'écoute : Jean Ferrat
Je regarde : mon écran d'ordinateur
Je lis : Gatsby le Magnifique
Je joue : sur mon piano numérique Yamaha
Je mange : une mangue juteuse
Je bois : un jus de fruit pomme litchi
Je cite : Cioran
Je pense : à essayer de ne pas penser
Je rêve : à un "bel aujourd'hui"
(mis à jour mardi 16 mars 2010 à 18:47)

08/01/2010

08/01/10 - 17:45

AGORAFOLIE

Pour un week-end terne et glacial, je conseille d'aller se réchauffer au regard de braise du bel esclave Davus dans le peplum (intellectuel) du génial Alejandro Aménabar. AGORA bien sûr ! L'héroïne - Raquel Weisz - y est une merveille d'intelligence et de sensibilité, elle illumine l'œuvre de la première image à la dernière. J'aurais pourtant bien aimé souffler cette idée au scénariste : dans l'ultime scène, Davus se dévêt à son tour, enlace sa dulcinée et ils meurent ensemble sous les pierres des talibans chrétiens (l'histoire se passe au IVème siècle lorsque les anciens martyrs obtiennent enfin leur revanche en mettant Alexandrie à feu et à sang).
On ne verra donc pas l'anatomie intime de Max Minghella, seulement ses yeux incandescents, sa lèvre boudeuse, ses frémissements de désir... Un objet de beauté est une joie sans fin !

20/12/2009

20/12/09 - 14:25

ON VA ENCORE VIRER DU MONDE...

Salut, l'ami !
cette parodie (lien ci dessous), c'est moi qui aie écrit le texte; ya
une phrase (anticléricale primaire) pour toi spécialement.
Fait tourner la video, j'ai parié 20 000 vues Lundi, on n'en est qu'a
4000!!!

Bises à bientôt.

C'est la:
http://www.youtube.com/watch?v=985UeZzRNME

Vincent

20/12/09 - 13:56

LE SEUL, UNIQUE ET IRRESISTIBLE PASTICHE DE LA VIDEO UMP !!!

Franchement, c'est la meilleure lipdub, je me la passe en boucle depuis ce matin.

Mon pote Vincent (qui est l'auteur des paroles) m'a demandé de diffuser... mais je suis trop manche pour rendre actif le lien, sorry (si quelqu'un du site peut s'en charger dans un message ultérieur, MERCI !)

http://www.youtube.com/watch?v=985UeZzRNME

Et bon dimanche sous la couette (il neige, il neige...)

Bises à tous !

20/12/09 - 13:48

LA SEULE, UNIQUE ET IRRESISTIBLE LIPDUB !!!!!!!!!!!!!!!

15/12/2009

15/12/09 - 13:36

J'AI AIME (bis)

J’ai aimé… « j’ai aimé » !
Ce recueil d’amours adolescentes, d’instants de vie épars et de réminiscences de volupté, m’a comblé.
Que nous ayons partagé dix minutes, un mois, une, dix années ou la vie, les êtres qui nous marquent restent à jamais en nous. J’ai aimé ta fidélité à l’Aimé, l’authenticité de ta relation à l’autre, dans le désir, dans la recherche de rôle, de complétude.
J’ai aussi aimé l’éloge à la chair, jamais triste en effet !
Même le destin amer d’avoir à regarder stoïquement l’amour, le fils, l’amant, l’ami s’éloigner se transforme en fortune lorsque le lien se transforme en complicité, en amitié.
Ce livre m'a invité à réfléchir à qui je mettrais sur ma propre liste. Quels sont dans tous ces corps et ces âmes que l'on a désirés, ceux dont le souvenir nous emporte vers une forme de bonheur ?
Richard B.

[Avec l’autorisation du correspondant pour la citation ici de son commentaire spontané]

04/12/2009

04/12/09 - 20:20

DE LA LECTURE POUR NOEL

… deux nouvelles parutions !

C’est sur la page d’accueil de mon site :
http://www.michel-bellin.fr/

Et pour les amateurs de musique,
en avant-première
la B.O.du livre Emois émois émois
dans la section “multimédias” de ce titre.

Avec un extrait musical de "Je m'appelle Harvey Milk"
et le post-scriptum du chanteur Renaud !

Merci de ta curiosité et de ton attention.

Bon week-end.

Cordialement

Bellinus

PS Ce n'est pas de la pub, quoi qu'en disent les grincheux, juste une invitation à se dérouiller yeux et oreilles si le temps est maussade.

04/06/2009

30/05/2009

30/05/09 - 15:22

Pour des raisons légales de protection des mineurs, cet article n'est accessible qu'aux inscrits. Vous pouvez vous identifier si vous êtes inscrit, ou vous inscrire si vous êtes majeur.

30/05/09 - 09:30

LA VIE… TA VIE !



La vie est une chance,
saisis-la.
La vie est beauté,
admire-la.
La vie est béatitude,
savoure-la.
La vie est un rêve,
incarne-la.
La vie est un défi,
fais-lui face.
La vie est un devoir,
accomplis-le.
La vie est un jeu,
joue-le.
La vie est précieuse,
pends-en soin.
La vie est amour,
jouis-en.
La vie est un mystère,
perce-le.
La vie est promesse,
tiens-la.
La vie est tristesse,
surmonte-la.
La vie est un hymne,
chante-le.
La vie est un combat,
accepte-le.
La vie est une tragédie,
prends-la à bras-le-corps.
La vie est une aventure,
ose-la.
La vie est bonheur,
mérite-le.
La vie est la vie,
défends-la.
La vie est une richesse,
conserve-la.
La vie est TA vie,
vivifie-la !

17/05/2009

17/05/09 - 10:35

POUR EN FINIR AVEC L’ « HOMOSEXUALITÉ »





Il y a cinq ans, presque jour pour jour, l’écrivain Christophe Donner fit paraître dans Le Monde un texte sensationnel : « Le mariage universel pour en finir avec l’“homosexualité” ». (Pour manipuler la chose, les guillemets-pincettes s’imposent !) C’était à l’heure du mariage de Bègles et des controverses que suscita ce geste politicomédiaticoprophétique.

J’ai conservé pieusement son papier qui ne me quitte pas, plié dans ma besace avec mon propre article écrit deux ans plus tard à propos de la navrante Gay Pride (“Bannières et ostensoirs”). Ces incunables usés, jaunis, effilochés, devenus presque aussi fins que du papier bible constituent les deux piliers de ma non-foi en l’“homosexualité”, l’alpha et l’oméga de mon aspiration à la banalisation ontologique et à l’hymen indifférencié.

Oui, le texte de Donner, qui en irrita plus d’un pour avoir osé toucher à la sacrosainte culture gay, m’enthousiasme. Ce texte fondateur, je le relis de temps à autre avec gratitude, quand le folklore gay et le communautarisme m’exaspèrent… ou lorsque, très naïvement, ou pour tenter d’être brave, je brûle de faire enfin alliance (n’en déplaise à sa chère future-ex) avec l’être humain que j’aime le plus au monde et qui, fort banalement et tout à fait fortuitement, s’avère être un mec !

Quelques extraits, bien trop courts (que l’auteur me pardonne) mais essentiels, et fort roboratifs à l’heure de la Journée mondiale de la lutte contre l’homophobie.

« Le mot « homosexuel » est né à la fin du XIXème siècle de l’esprit d’un médecin, psychiatre avant l’heure, qui s’était senti la mission de les guérir, les « homosexuels », de leur faire une place à l’intérieur de l’hôpital moderne. Ce faisant, il « les » a sortis de prison, et il faut lui rendre hommage pour cela, mais à quel prix ! Ce concept d’« homosexualité » a pesé vraiment lourd sur les consciences depuis plus d’un siècle. On peut même dire qu’il les a empoisonnées. Dans ce carcan médical, qui fut peut-être leur purgatoire, les hommes qui aiment les hommes et les femmes qui aiment les femmes en ont bavé.
On dirait que c’est bientôt fini. On dirait que la porte va bientôt s’ouvrir. Ironie de l’histoire des mœurs, c’est grâce à l’institution qui semblait les mépriser, les exclure, les humilier : le mariage.
La société a besoin d’unir deux êtres, car cette union, ce pacte, est la première pierre dans l’édification de cette paix qui est sa raison d’être. Pour quelles raisons la société exigerait-elle que ces deux êtres soient « un homme et une femme » ? Uniquement pour de mauvaises raisons, des raisons désuètes. Les penchants sexuels ? Mais que valent-ils, ces penchants, devant la mort, devant la maladie, devant l’amour ?
À aucun moment « un homme et une femme » ne ressentent le besoin de s’unir parce qu’ils sont « un homme et une femme ». Il ne s’agit pas pour eux de consacrer, à travers ce mariage, leur sexualité, ce serait sacraliser l’exploit de la « normalité » de leur vie sexuelle. Quelle bêtise. Quelle vulgarité. Et surtout quel mensonge, quelle illusion néfaste.
Ce que l’homme et la femme ont le désir de consacrer par le mariage, c’est leur union, qu’elle soit d’origine amoureuse ou autre. Ce pacte, ce serment de paix, d’entraide, de protection, s’ils veulent l’affirmer aux yeux de tous, c’est pour en garantir la pérennité, se l’imposer à eux-mêmes par le regard des autres ; ils se placent sous le jugement de toute la société, comme s’ils pressentaient que l’encre du billet doux allait pâlir au fil des ans, que le fruit défendu allait tourner à la confiture, mais qu’à travers tous ces désastres, le pacte, lui, ne devait pas être rompu. Pas impunément, en tout cas.
Cet embryon de paix, qui mourra peut-être, demeure à jamais cette promesse : deux personnes jurent devant témoins qu’ils ne vont pas se battre. Avec le mariage, la société enregistre le fait qu’il y a au moins deux êtres sur terre qui pont promis de ne pas s’entretuer ! Car c’est la seule, la première question qui intéresse la société : la violence entre les êtres et par quels moyens l’écarter.
(…) Certes, le mariage universel ne va pas arrêter d’un coup les violences à l’encontre des hommes qui préfèrent les hommes, il sera néanmoins le premier véritable barrage à cette violence. Véritable parce qu’appuyé sur la légalité. Le « chasseur de pédés » sera avisé que ce n’est plus à « un homosexuel » qu’il s’en prend mais à quelqu’un qui est passé devant le maire, ou qui est susceptible de le faire, à une personne reconnue comme citoyen à part entière, ayant les mêmes droits et la même valeur que lui devant la loi. Quelqu’un qui n’est plus identifié par sa « nature sexuelle », mais par son « grade » dans la société : le fait que l’agressé soit marié (privilège infime mais tangible accordé aux mariés) ajoutera encore à l’opprobre de l’agresseur. » (in Le Monde des 23-24/05/2004).

QU’ADVIENNE DONC L’UNION UNIVERSELLE ET QUE CHACUN(E), EN COUPLE OU NON, ACCEDE - SANS PEDIGREE - À SON PROPRE MYSTERE !

02/04/2009

02/04/09 - 21:06

À L’ENFANT DE KABYLIE


[Bien sûr, c’est en pensant aux deux héros de WELCOME – le jeune kurde de Calais et son maître-nageur – que je viens d'écrire ma “lettre à Youssef”. Sauf qu’ici ce n’est pas du cinoche et que jamais notre jeune ami ne rejoindra son Algérie natale en nageant le crawl ! Il n’en a d’ailleurs nulle envie et c’est alors que commencent ses ennuis…]


C’est pour toi, Youssef, que je mets en ligne ce courrier que tu ne liras pas. Car tu n'es pas encore assez familiarisé avec l'écrit et tu préfères surfer sur les sites de foot que sur les blogs littéraires ! Parce que surtout j'ai dû modifier ici ton prénom pour les raisons que tu sais.
Tu n'es en effet qu'un sans-papiers, un sans droits, Petit Prince des précaires se glissant au milieu des patrouilles. Tu as pourtant la baraka : tel l'oisillon tombé du nid, tu fus recueilli par mon meilleur ami (appelons-le Julius, principe de précaution). Il t'héberge, te gâte, te soigne, parfois il te gronde. En toute illégalité depuis bientôt 4 ans. En toute gratuité : ton "père" français n'exige pas en retour des miettes de tendresse ; toi, tu l'aimes à ta façon, sans les mots pour le dire. Mais vous partagez le même pain.
Hier soir, en présence de quelques amis sûrs, nous avons fêté le 80ème printemps de Julius. Assis entre nous deux, tu étais, Youssef, si rayonnant ! J'ai pensé : si vulnérable. Etait là l'autre oiseau exotique, lui aussi recueilli par Julius. C'était il y a longtemps... Quelque 20 ans plus tard, il (appelons-le Hedi) travaille en France, s'est marié, bel appartement et solide métier tandis qu'une blonde jeune fille illumine leur couple. Il présente, lui, le pedigree réglementaire (c'était avant, au bon vieux temps des naturalisations) et c'est l'essentielle différence qui vous sépare, outre le chauvinisme (rien de commun entre l'Algérie et la Tunisie !).
Je me rappelle ce jour de juin 2005. La visite de Julius te concernait. « Je suis trop faible, je crois que je vais refaire la même bêtise... » Et moi, faisant le raisonnable : « Promets-moi qu'il partira à la fin de l'été. » Tu es resté, Youssef, et nul ne le regrette même si rien n'est réglé. Seule certitude : si l'Histoire ne bégaie pas, l'Amour Pur s'honore de récidiver.
Tu t'es donc mis à travailler, à te débrouiller, ici un marché, là un chantier. Toujours des petits jobs (tu excelles dans le carrelage). Quand tu bosses, c'est toujours trop (week-end compris) et Julius est fâché que je ne te vois plus. Quand tu chômes, c'est trop longtemps et Julius est encore fâché que je ne te voie pas non plus. Car tu ne veux pas déranger, tôt envolé, tard rentré. Parfois, je brandis le Code du Travail, tes coreligionnaires n'étant pas les employeurs les plus exemplaires. Toi, tu ris : qu'y peux-tu ? Tu m'as même dit que tu travailles actuellement pour un particulier, mais tu ne seras payé qu'à l'été. J'ai pesté : avant l'août, foi d'animal, intérêt et principal !
Pas facile de cohabiter dans 40m2 pour deux êtres que séparent plus que les ans l'éducation et la culture. Tu m'as confié que Julius parfois t'agaçait, plus inquiet pour tes insomnies que dix mères réunies ! Parfois c'est Julius qui s'irrite de ta désinvolture, il soupire que tu n'es qu'un « pauvre gosse » qui ne connaît rien à rien. Chacun de vous a raison ; moi, je fais le tampon. Parfois, Youssef, tu exagères, je te le dis franchement : pourquoi refuser d'accompagner Julius, de faire à ses côtés trois pas sur le boulevard ? Trop jeune, trop rebeu, le parfait gigolo ! Voilà ce que tu imagines, ce qui ulcère Julius. Tu as tout faux mais tu as appris à te méfier des autres, à déminer leur regard. Qui te le reprochera ? Heureusement, l'orage passe vite et toi, petit Youssef, tu ris à nouveau en empruntant ses beaux costumes pour sortir courtiser le printemps. Puis, de retour à la nuit, tu mordilles affectueusement la joue de Julius. « T'en fais pas, papounet, je risque rien ! »
Mais si, Youssef, tu risques tout ! Et, ce jour-là, ni Julius ni moi ne pourrons rien pour toi. Ni même l'avocat déjà contacté. Il a soupiré, levé les bras au ciel : face à la politique du chiffre, rien à envisager, tout est cadenassé.
Une meilleure nouvelle pour finir. La connais-tu, Youssef ? Julius va bientôt publier un livre où il sera question de théâtre. Notre auteur aurait pu consacrer un gros pavé larmoyant à son double périple "adoptif". Mais l'artiste est bien trop modeste et trop stylé ! Juste 20 lignes dans le dernier chapitre. Puisque tu ne liras pas cet opus, petit, demande donc à Julius de te réciter ce passage qu'il nota pour Hedi, qu'il te destine aussi. Apprends par cœur ces mots, grave-les dans ta paume. Si par malheur... il peut fondre sur toi plus soudain que le gypaète de Kabylie... si, à Allah ne plaise, tu devais faire du tourisme forcé du côté de Vincennes, les paroles de Julius seraient ton talisman et ton avenir, quoi qu'il arrive. Ta seule garantie et la plus belle plaidoirie au doux pays de France, quand reviendront l'équité et l'hospitalité.

« Nous avons longuement lutté ensemble dans ce pays hostile et, grâce à ton courage et à tes dons manuels que j'admire, grâce à ma persévérance aussi, nous avons fini par gagner. Tu es ma plus belle victoire, ma récompense aussi. Tu m'as appris la patience - qui n'est pas mon fort, la tolérance aussi, le dévouement sans retour, l'oubli de soi, en un mot : l'amour. Sois-en remercié. »

27/03/2009

27/03/09 - 07:12

MON PETIT MANUEL DU SAVOIR-SURVIVRE

Garantis bio, sans colorant ni conservateur. Pas des commandements, simplement des conseils ! Pas dix d'ailleurs mais treize : ça porte bonheur ! Des conseils que je m'applique régulièrement et plutôt avec succès. Si ce n'est pas génial ni forcément garanti, ni « vu à la télé », ça n'aggrave en tout cas pas le trou de la Sécu. Nul besoin de vignette ni d'intervention de l'Etat, c'est simplement du vécu qui peut-être utile aux autres en temps de crise, qui sait ?

1/ Considère tes problèmes tels qu'ils sont, non tels que tu les vois ni tels qu'autrui les analyse ou les commente.

2/ Vis ce moment présent, là où tu te trouves présentement, ici et maintenant. Un seul jour à la fois, juste aujourd'hui, c'est bien assez.
Pénètre-toi du fait que le passé est vraiment passé et que tu ne peux plus rien y changer.
Pénètre-toi aussi que le futur n'est pas encore, que le meilleur peut advenir et que toute crise - personnelle, familiale ou sociale - est à la fois un danger et une opportunité.

3/ Ton bien-être dépend de la tendresse : tendresse pour toi-même, tendresse pour les autres. Si tu es un bon compagnon pour toi-même, tu le deviendras pour l'Autre, pour les autres. Sois spécialement attentif aux enfants, aux animaux, aux personnes handicapées, attentionné et poli vis-à-vis des anciens qui ont en dépôt sagesse, expérience et capital de souffrance.

4/ Donne souvent pour t'enrichir mais toujours avec discernement : à l'un tu proposes, à l'autre tu imposes, pour le troisième tu diffères... Pas forcément des trucs ou des sous : l'amitié, c'est le don de son temps. Jamais tu ne feras de meilleurs placements que lorsque tu offriras.

5/ Essaie d'imaginer ton avenir de manière positive. Doute de tout, pas de toi-même. Doute surtout de ceux qui trouvent la vérité (tous les ayatollahs de la politique et de la religion) et crois celles et ceux qui la cherchent.

6/ Fais bien attention à ce que tu manges, essaie d'améliorer la qualité et la diversité de ta nourriture. Ne fuis pas le nectar vermillon qui réjouit le cœur de l'homme ni la blonde cigarette qui t'offre un plaisir volatil et un sentiment euphorique de transgression. La seule vérité en la matière : le poison, ce n'est pas la chose, mais la dose.

7/ N'essaie pas de vivre au-dessus de tes possibilités ni d'aimer au-dessus de tes moyens. Adapte tes désirs aux réalités de la vie et aux limites de ta personnalité.

8/ Ris aux éclats ! Surtout de toi-même. Le plus sera le mieux. Impérativement une fois par jour au moins.

9/ Ecoute un peu de musique chaque jour. Pas en bruit de fond ni la tête coincée entre deux oreillettes. Libère cet air sonore ! Car la musique est confidente, stimulante, savoureuse et fidèle compagne.

10/ Lis chaque jour, au minimum une page. Remémore-toi quelques poèmes que tu aimas dans ton enfance et récite-toi quelques bribes. La poésie élève l'esprit, dilate le cœur, allège ton humeur et tes humeurs. Laisse éteint le plus longtemps possible ton portable et fais de temps à autre une cure de désintoxication médiatique et télévisuelle.

11/ Durant la journée, offre-toi, si tu le peux - et sans nulle honte - de courtes plages d'un sommeil réparateur car la sieste est un accélérateur d'énergie et la paresse un limogeage consenti réservé à l'élite. N'oublie pas : le sommeil est le tiers de la vie qui guérit l'autre part.

12/ Sois un adepte convaincu et joyeux de l'orgasmothérapie, tout seul ou à plusieurs. L'isolement tactile rend sombre et hargneux quand l'autoérotisme ne rend pas du tout sourd ! Le sexe est bon pour le moral, stimulant pour l'imaginaire, vivifiant pour la santé (et préventif pour la prostate des seniors). Si c'est vital pour toi, abandonne toute religion castratrice et rabat-joie. Le contraire de croire ? Savoir. Le contraire de prier ? Rire. Le contraire de mourir ? Jouir et se réjouir.

13/ En définitive, tu n'as qu'une seule vie : la tienne. Tu n'as qu'une seule patrie : cette petite planète à soigner et à protéger. Les autres ne sont pas d'abord tes ennemis ni tes concurrents mais d'estimables et précieux compagnons. Savoure donc ta vie, écris-la quotidiennement, sans avoir peur des ratures ni des blancs sur la page ni même du vertige de la marge : connais-toi toi-même pour devenir qui tu es. Et tâche d'être heureux !

Ma contribution citoyenne.
À chacun de réagir, de corriger et de compléter !

18/03/2009

18/03/09 - 22:49

LA DOUCEUR QUI LACÈRE

Je suis tombé amoureux d’une voix. Peu m’importe qu’Antony Hegarty ressemble à un ange un peu mafflu, son destin me touche, sa personnalité me fascine, sa voix me porte et me transporte. J’écoute son dernier album en boucle (“The Crying Light”). Une voix haut perchée, comme je les aime, souple, caressante, insinuante, aérienne et charnelle, puissante et feutrée, une voix languide qui s’enroule, se déroule et qui vous emporte dans un flot de rêveries, portée par des violons suaves et un piano cristallin. Voix tantôt plaintive, tantôt caressante : avec mon Ange, je suis au Ciel ! Loin de la crise et des faits divers. À des années-lumière de toute trivialité. Et je me retrouve au milieu du chœur de mes aimé(e)s qui font pleuvoir sur notre terre une pluie de roses emperlées de larmes : Klaus Nomi, Philippe Jaroussky, Jeff Buckley, Nina Simone… Deo gratias !



18/03/09 - 22:42

« Si une balle devait traverser mon cerveau…





Je viens de voir Harvey Milk. Non parce que ce film a décroché deux oscars, ni parce que durant la crise les Français soignent, dit-on, leur spleen dans les salles obscures, ni même parce que je partage avec le héros du film la fameuse “ différence ” et la culture qui va avec. Non, tout simplement parce que depuis mon adolescence je suis fou du septième Art et tombe très souvent dans ce “ traquenard voluptueux ” dont parlait Genet.
Il n’empêche, tout comme Le secret de Brokeback Mountain, le film de Gus Van Sant n’est pas pour nous autres n’importe quel film. Il faut en être (comme disent benoîtement les hétéronormés) pour éprouver à sa vision un choc si rude, une commotion à la fois douloureuse et exaltante. Sur l’écran, ni pathos ni clichés arc-en-ciel, mais une leçon d’histoire affutée comme un scalpel, une anamnèse radicale se transformant peu à peu en une célébration, en un acte de foi personnel et communautaire : les mêmes droits pour toutes et tous. Plus jamais de “Proposition 6” contre quelque minorité que ce soit. À San Francisco et partout ailleurs. En 1978 et en 2009.
À la vision de ce film, parce que tout ici est qualitatif - l’histoire (vraie), la mise en scène électrisante, l’interprétation sidérante (Sean Penn et tous ses potes)… - le spectateur plus intimement concerné que la majorité en ressort bouleversé (légitimité gay davantage que fierté), à la fois sonné et remis sur pied. Il découvre ou redécouvre tout ce qu’il doit à ses aînés et il a désormais cet espoir chevillé à l’âme, surtout pour les nouvelles générations : qu’une humanité autre prenne enfin forme malgré les intimidations, les tabassages et toutes les fatwas du Vatican ou d’Arabie.
J’avais choisi cette séance de la mi-journée pour faire une pause au cours d’une lecture trop ardue pour moi. Ayant en effet repris le livre scientifique de J.-D. Vincent (après avoir visité l’exposition “ Our body à corps ouvert ”), je voulais vérifier noir sur blanc que la matière est déterminante, la sexualité décisive mais fantasque… et la morale hors jeu. Dans “ La biologie des passions ” (Odile Jacob, 1986), plus précisément dans son chapitre consacré à “ Corydon et les hormones ”, notre savant écrit en exergue : « La condition de biologiste nous invite à rechercher les causes de l’homosexualité dans quelques sécrétions hormonales qui seront qualifiées d’anormales et de l’illustrer d’exemples animaux tendant à montrer la commune bestialité des choses sexuelles. Mais, oubliant notre condition, nous pourrions au contraire proclamer que l’homosexualité n’appartient qu’à l’homme, qu’elle est le produit de son inconscient et la fleur « vénéneuse » de sa culture. Dans l’un des cas, il s’agira de soigner cette « anomalie » ; et dans l’autre, de reconnaître à travers ses errements la toute-puissance de l’esprit – deux attitudes qui nous paraissent tout autant condamnables.»
Après avoir étudié le règne animal qui regorge de comportements sexuels hétérotypiques (oh ! nature perverse ! depuis les lionnes lascives jusqu’aux indolentes vaches, tribades du dernier Salon de l’Agriculture !), après avoir soigneusement distingué une orientation sexuelle atypique (le choix d’un partenaire du même sexe) d’un trouble de la différenciation sexuelle, après avoir rappelé la pertinence de la notion d’identité de genre, après avoir répété qu’il est totalement illusoire de rechercher dans les gonades de fœtus ou dans ses glandes surrénales la source exclusive d’une homosexualité qui serait à soigner, si possible à guérir voire à éradiquer… l’éminent expert conclut qu’il ne peut parler de l’homosexualité que comme d’une planète inconnue (sic) et que « les variétés d’homosexualité semblent aussi nombreuses que les étoiles de la Voie lactée » ! Sans doute aussi impénétrables que les voies du Seigneur.
J’aime cette humilité du savant et son empirisme conciliant. Il y a sur notre petite planète des homos, des lesbiennes, des hétéros, des bi, des trans. Des Noires, des Jaunes, des Blancs. Des droitières, des gauchers, des rouquines, des albinos… Où est le problème ? C’est bien ? C’est mal ? « C’est ». En tant que “ pratiquant” fervent mais retardataire pour avoir vécu 19 années avec la mère de mes enfants puis 10 ans avec « l’homme du reste de ma vie », je peux simplement dire ceci – qui ne prouve rien : primo, j’ai expérimenté qu’il y avait autant sinon plus d’altérité avec un partenaire du même sexe dès lors que l’amour ne se joue pas dans les génitoires mais dans la tendre connivence qui unit deux êtres humains. Secundo, j’ai ainsi découvert, sinon le bonheur, du moins le bien-être car, disait Dolto, la maturité passe par l’estime de l’identité sexuée et en la matière mieux vaut tard que jamais. Tertio, j’ai pu faire moi-même ce constat - qui fut celui du “Maire de Castro Street ” : bon nombre de censeurs et de persécuteurs sont souvent les victimes de leur homophobie intériorisée. Sous le poids d’un surmoi dévastateur, ces Pur(e)s en viennent à martyriser les plus faibles des hommes pour défendre l’Honneur de Dieu !
Voilà tout ce qui m’a accompagné durant la vision de ce grand film politique : un mélange de mots scientifiques, d’expérience personnelle, d’images mobilisatrices et de paroles ardentes. Et je me disais en sortant tandis que la foule s’écoulait silencieuse : je suis normal, je suis banal ; pourtant un peu “autre ”, en tout cas plus “ nous ” que jamais et il me reste simplement à continuer d’être heureux et de rendre heureux… tel quel et à visage découvert !

…laissez cette balle briser aussi toutes les portes de placard » (parole d’Harvey, dans un message enregistré quelques semaines avant son assassinat).

27/06/2008

27/06/08 - 19:57

IMPOTENS DEUS

POUR NE PAS BRONZER IDIOT
ET PREPARER DÈS MAINTENANT UNE RENTRÉE MILITANTE
EN ACCUEILLANT BENEDETTO À PARIS AVEC DES RAFALES DE MOTS !!!

c’est I M P O T E N S D E U S

Le mot de l’auteur,
le sommaire complet,
des morceaux choisis,
des photos… détournées !
des dessins inédits,
des caricatures irrévérencieuses,
des extraits de vidéos,
(dont l’irrésistible Federico Fellini sur la page d’accueil !)
de la musique non-stop
(Brel, Ferré, Tachan, Victoria de Los Angelès et… Sœur Sourire !)

Bref,
c’est sur la toute nouvelle page d’accueil
du site de Michel Bellin
(création de Rudy Maarek, webmestre)

www.michel-bellin.fr/

pour la sortie imminente
de son dernier ouvrage
aux Editions de l’Harmattan
(Collection Minorités & Sociétés)

IMPOTENS DEUS
De l’angélisme chrétien
à l’homophobie vaticane
(Mélanges littéraires)

Nouvelle version relookée, rédaction entièrement revue et augmentée
(7 nouveaux textes dont une lettre lumineuse de Jacques Gaillot)

Un livre de 136 pages
Format : 13,5 X 21,5


Dans toutes les librairie à partir du 1er juillet
ou directement sur le site de l’éditeur :
http://www.editions-harmattan.fr

Pour un exemplaire dédicacé, commande sur le site de l’auteur - formulaire prévu à cet effet (stock limité)

11/04/2008

11/04/08 - 20:12

A propos de l'araignée... et de sa créatrice Louise Bourgeois

11/04/08 - 18:20

Olivier, à l'aide !!!!!!!!